Al Seyassah : Sommet arabe / Bachar Al-Assad menace l’Arabie saoudite

mardi 25 mars 2008 - 14h44
Logo MédiArabe.Info

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » affirmait, dans son édition de dimanche 23 mars, que le président syrien Bachar Al-Assad a proféré des menaces à peine voilées contre l’Arabie saoudite, accusée d’exercer des pressions sur les autres pays arabes pour boycotter le sommet arabe de Damas. Selon le quotidien, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, a prévenu la direction syrienne que le président Hosni Moubarak pourrait se faire représenter au sommet à un niveau ministériel. Assad aurait alors piqué une crise, menaçant de faire payer à l’Arabie sa politique. Il a accusé Riyad de s’employer à faire capoter le sommet pour montrer que la Syrie est isolée. Pour Assad, les saoudiens ne ratent pas une occasion pour donner des coups durs à la Syrie, que ce soit au Liban ou sur la scène régionale et internationale.

Menaçant, Assad aurait dit : la Syrie a longtemps gardé le silence sur le comportement saoudien, se contentant d’adresser des messages à Riyad, sans que celui-ci ne cesse son hostilité. Mais si les Saoudiens poursuivent cette politique, Damas n’aura d’autre choix que d’agir en conséquence... Assad promet de régler les comptes de riyad après le sommet.

Parallèlement, la presse libanaise a fait part, depuis samedi, de mouvements de troupes syriennes sur la frontière libano-syrienne, notamment dans le sud de la plaine de la Békaa. Trois régiments, dont les brigades d’élites et les unités des blindés de la troisième force d’état-major (forces d’élites qui servent uniquement en cas de danger stratégique), ont renforcé les positions syriennes. Les interprétations de ces mouvements varient selon les sources. Pour certains, il s’agit d’un renforcement préventif du front, en prévision d’une opération israélienne d’envergure contre le Hezbollah. D’autres au contraire estiment que la Syrie se livre à une démonstration de force à la veille du sommet arabe, destinée à terroriser le Liban et le pousser à participer au sommet. Damas craint l’absence du Liban, de peur qu’elle n’entraîne celle des autres pays. Paradoxalement, les Syriens craignent la participation du Liban, qui aura l’occasion d’expliquer son point de vue et de dévoiler le rôle de la Syrie dans le blocage politique.

Voir en ligne : Al Seyassah - Koweït