
- Mechaal, un instrument syrien
Alors que des sources égyptiennes ont affirmé, ce 31 octobre, qu’un accord serait à portée de main entre le Hamas et le Fatah pour former un gouvernement d’Union nationale, une délégation représentant la direction du Hamas palestinien à l’étranger est arrivée ce mardi au Caire. Conduite par Imad Al-Alami, l’un des principaux chefs militaires du Hamas, cette délégation doit poursuivre les tractations avec le négociateur égyptien, le général Amr Sleiman (chef des services de renseignement) qui avait effectué plusieurs séjours à Damas pour obtenir la libération du caporal israélien Guilad Shalit, capturé à Gaza fin juin 2006.
Le Caire affiche un certain optimisme quant à un accord proche. Mais il convient de relativiser, puisque le chef du Bureau politique du Hamas, établi à Damas, Khaled Mechaal (le chef de l’aile radicale du Hamas) ne fait pas partie de la délégation palestinienne. D’autant plus que Mechaal avait refusé, en juillet dernier, tout échange de prisonniers, considérant que « Shalit n’est pas un détenu, mais un prisonnier de guerre auquel s’appliquent les conventions internationales ». Depuis, plusieurs médias du Golfe avaient accusé l’Iran d’avoir versé jusqu’à 50 millions de dollars à Mechaal afin qu’il ne libère pas le soldat israélien. Aussi, la Syrie et l’Iran, les principaux commanditaires et bailleurs de fonds du Hamas, ne semblent pas aujourd’hui favorables à un gouvernement palestinien d’union nationale, synonyme pour eux d’une pacification de la situation à Gaza, au moment où leur objectif est plus que jamais la déstabilisation de la région. C’est sous cet angle qu’il vconvient d’interpréter les récentes déclarations contradictoires des responsables du mouvement terroriste palestinien.
Si Machaal n’a pas fait le voyage au Caire, c’est sans doute pour éviter de se prêter aux pressions égyptiennes, après que la médiation du Qatar ait lamentablement échoué.

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