Selon cette enquête, « une nouvelle génération de la jeunesse dans ces pays aspire à bouleverser l’ordre islamique oppresseur et cherche à outrepasser les interdits imposés par les mœurs et traditions islamiques en matière sexuelle ». L’enquête révèle que « de jeunes garçons et de jeunes filles musulmans sont en phase d’accomplir une véritable révolution sexuelle dans les pays arabes ». Ceci est vrai pour le Maroc et pour l’Egypte notamment. A Rabat, les auteurs de l’étude ont recueilli des témoignages qui attestent que des jeunes gens se retrouvent toutes les nuits sur une plage de Rabat, derrière une forteresse, et vivent leur amour en toute quiétude. Un vendeur ambulant qui ramasse, tous les matins, les préservatifs usagés, prédit « l’enfer à ces déviationnistes »… La même scène se produit également au Caire, sur les bords du Nil, dans une rue rebaptisée « la rue de l’amour ».
Selon cette enquête, 56% des jeunes maghrébins ne respectent pas les interdictions imposées par l’islam, et regardent régulièrement des films pornographiques. L’exemple du Maroc est flagrant. Le pays est devenu une destination du tourisme sexuel depuis le Tsunami qui a frappé l’Asie du Sud-Est. Et les jeunes marocaines parviennent parfaitement à s’accommoder : elles vivent une sexualité débridée dans la discrétion, tout en respectant en apparence les préceptes de l’islam.
Le Liban n’est pas en reste. Dans les rue de Beyrouth pullulent les discothèques et autres boites de nuit où l’alcool coule en abondance et où les relations sexuelles sont légendes, à la faveur de la relative liberté qui distingue ce pays de son environnement régional.
Cette enquête fait dire au Der Speigel que « des endroits secrets dans les pays arabes et musulmans attirent les amateurs de sexe et ceux qui tentent de fuir l’oppression ambiante. La répression des autorités a touché ses limites et ces pays assistent à une explosion de la prostitution. Les autorités religieuses semblent perdre leur emprise sur les ouailles, désormais plus attirés par les télévisions satellitaires et les sites internet que par les mosquées. Une récente enquête atteste que les Pakistanais sont les internautes qui recherchent le plus des sites pornographiques sur Google, suivis par les Egyptiens, les Iraniens et les Marocains. Le tabou du sexe en pays islamiques se fissure. La situation peut évoluer de façon dramatique vers une révolution sexuelle qui emporterait toutes les traditions conservatrices en vigueur dans ces pays ; soit vers une confrontation entre ultras-libéraux et ultras-conservateurs, ces dernier étant opposés à tout ce qui se réfère aux libertés occidentales. Cette confrontation a déjà commencé en Egypte où les détenteurs d’un préservatif dans sa poche est passible de lourdes sanctions à l’image du journaliste égyptien Ali Al-Joundi, arrêté alors qu’il circulait en voiture en compagnie de sa fiancée. La police a trouvé sur lui un préservatif et a soupçonné sa fiancée d’être une prostituée. Emprisonnés, ce n’est qu’après un appel du père de la jeune fille que les deux amoureux ont été libéré.

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