Catastrophe aérienne au Liban : la boite noire du Boeing abîmé en Méditerranée localisée à 500 m de profondeur

Les contrôleurs aériens libanais évoquent un comportement inexpliqué du pilote

mardi 26 janvier 2010 - 17h42, par Mediarabe.info

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La boite noire du Boeing 737-800 d’Ethiopian Airlines, qui a exposé en vol lundi à l’aube, a été localisée à 500 mètres de profondeur, dans la Méditerranée. Elle sera récupérée mercredi selon la télévision "Al Arabiya".

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C’est un bâtiment de la 6ème flotte de la marine américaine qui a localisé la boite noire, au moment où les opérations se poursuivent pour retrouver et récupérer les débris de l’avion et des passagers. Plusieurs parties de l’appareil ont déjà été repêchées et remises à l’armée libanaise. Deux membres du BEA (Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la Sécurité de l’aviation civile) sont arrivés sur place, ce mardi, en provenance de Paris, pour tenter d’élucider l’énigme de l’explosion de l’avion.

En attendant que la boite noire soit récupérée et qu’elle livre ses secrets, les autorités libanaises affirment, par la voix des ministres des Transports Ghazi Al-Aridi et de la Défense Elias Murr, que le pilote de l’avion sinistré a eu un comportement suspect. Selon eux, « le pilote n’a pas exécuté ni répondu aux dernières communications de la tour de contrôle de l’aéroport Rafic Hariri (Aéroport International de Beyrouth). Celle-ci lui demandait de tourner vers l’ouest pour éviter l’orage. Le pilote n’a pas réagi, mais a pris une autre direction sans en prévenir la tour ». Les autorités reconnaissent pourtant que les pilotes peuvent contredire les ordres des contrôleurs aériens, quand ils le jugent utile, à condition de les en informer. Ce qui n’a pas été fait dans le cas de l’appareil éthiopien.

Or, selon le journal koweïtien « Al-Raï », le pilote avait déjà mal engagé son décollage en dépit des avertissements de la Tour de contrôle. Une collision avec un avion de la compagnie Emirates, en phase d’approche (pour atterrissage), a été évitée de peu grâce à une manœuvre de dernière minute du pilote émirati, en provenance d’Abou Dhabi. Le quotidien cite des sources aéroportuaires libanaises que l’avion accidenté avait déjà atteint 9.000 pieds d’altitude avant de redescendre à 6.000 pieds, puis de remonter avant d’exploser.

Toutes ces données attendent confirmation par la boite noire et, selon Mahmoud Houmani, le président du syndicat des pilotes de ligne libanais, ni la tempête ni la foudre ni le vent n’expliquent l’explosion en vol de l’appareil.

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