Catastrophe aérienne au Liban : des corps mutilés retrouvés par les plongeurs

Des signes troublants accréditent la thèse de l’explosion. S’agit-il d’un attentat anti-français ?

lundi 25 janvier 2010 - 10h16, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

Selon des sources libanaises, les plongeurs de la marine nationale, dépêchés sur la zone du crash de l’avion de la compagnie Ethiopian Airlines abîmé à l’aube au large de Naameh, au sud de Beyrouth, auraient retrouvé une douzaine de corps, dont au moins un passager mutilé, encore attaché à son siège.

Tip A Friend  Envoyer par email | impression Imprimer cet article

Selon toute vraisemblance, l’avion, un Boeing 737 assurant le vol Beyrouth-Addis Abeba, a explosé en vol, sans que le pilote n’ait eu le temps de prévenir la tour de contrôle de quelques problèmes techniques que ce soit. Selon des sources militaires libanaises, les plongeurs de l’armée ont déjà retrouvé une dizaine de corps. La Croix rouge avance le nombre de 20 cadavres retrouvés. Mais selon des médias libanais, les plongeurs auraient retrouvé un corps mutilé encore attaché à son siège, ayant les mains et les pieds coupés. Ce qui semble confirmer que l’appareil a explosé en vol. Reste à savoir si cette explosion est due aux intempéries, ou plutôt à une attaque terroriste, de l’intérieur ou par missile. Une dernière hypothèse, que personne n’ose encore avancer, évoque l’introduction de produits dangereux mélangés au kérosène. Il suffit à cet égard de mettre du sucre dans le réservoir pour provoquer des pannes en chaîne des réacteurs, voire même leur explosion.

Rappelons que le Liban a demandé l’appui de la marine américaine pour accélérer les recherches. Les autorités de l’île de Chypre ont également dépêché un hélicoptère pour renforcer le dispositif libanais et de la FINUL.

Ce matin, l’ambassade de France à Beyrouth est sous le choc. Marla Pietton, l’épouse du nouvel ambassadeur de France en poste à Beyrouth depuis septembre dernier devait effectuer une escale dans la capitale éthiopienne, sur sa route vers Pretoria, en Afrique du Sud, où son mari était en poste précédemment. « Nous avons reçu comme mot d’ordre de ne pas sortir de l’ambassade aujourd’hui », explique un employé français. Et d’ajouter que « Madame Pietton avait fait plusieurs réservations pour partir en Afrique du Sud. A l’origine, elle ne devait quitter Beyrouth que ce midi… ».

Mais l’ambassade et les services français ont dû oublier que le Hezbollah contrôle l’aéroport de Beyrouth et tous ses environs. Ils ont dû oublier que le chef de la sûreté de l’aéroport, Wafik Chkeir, est un fidèle du Hezbollah qui peut communiquer les listes des passagers à ses commanditaires. Le fait de réserver sur plusieurs vols pour en choisir un à la dernière minute ne met pas les personnalités visées à l’abri ! Notons que selon des sources libanaises, « un député du Hezbollah devait prendre le même vol. Mais il a annulé son voyage à la dernière minute pour assister à une réunion parlementaire ! ».

MediArabe.info

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »