Après avoir pris une ampleur inégalée dans tous les pays arabes

L’Algérie interdira les mariages de complaisance

Un phénomène destiné à contourner le conservatisme de la société

mercredi 29 novembre 2006 - 16h26, par Chawki Freïha - Beyrouth

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Après les "mariages de jouissance" très répandus chez les Chiites, pour lutter contre la prostitution et "légaliser" des relations sexuelles "passagères", les "mariages de complaisance" ont envahi les sociétés sunnites, dans le Golfe d’abord, et en Afrique du Nord ensuite.

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Pour lutter contre ce phénomène, le quotidien « Asharq Al Awsat » nous apprend ce matin que le ministère algériens des Affaires religieuses a donné ses instructions aux imams interdisant de procéder aux mariages si les futurs époux ne possèdent pas un certificat de mariage délivré par l’administration. Cette mesure vise à lutter contre les mariages de complaisance.

Selon le ministre des Affaires religieuses, Bou Abdallah Gholamallah, il s’agit de lutter contre la prolifération des mariages de complaisance qui sont contractés devant de faux témoins, et qui visent à légaliser une relation illégitime ». Les filles exercent en effet des pressions colossales sur les garçons pour contracter ce genre de mariages, souvent provisoires, pour éviter d’être montrées du doigt dans une société conservatrice. De leur côté, beaucoup de garçons recourent aux mariages de complaisance à la recherche de relations sexuelles. Dans les deux cas, ces mariages finissent par des séparations douloureuses, dues à des naissances non-désirées. Les filles ne disposant d’aucun certificat de mariage légal, sont incapables de déterminer l’identité des pères naturels et ne peuvent ainsi prétendre à aucune pension.

Sur 2,3 millions de mariages contractés annuellement dans les 15.000 mosquées algériennes, le ministère de la Justice a recensé plus de 4.000 plaintes portées par des femmes victimes de faux mariages, ou de mariages de complaisance.

Lire l'article original : Asharq Al Awsat - Londres