Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » confirme aujourd’hui ce que Mediarabe.info avait souligné le 22 juillet dernier. Le journal affirme que le général Mohammed Sleimane, bras droit de Bachar Al-Assad, récemment assassiné à Tartous, était bel et bien cité à comparaitre par la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri. Il a déjà été interrogé à deux reprises et il est le témoin clé. A ce titre, il devait être entendu pour la troisième fois dans les prochains jours, ayant été le principal conseiller sécuritaire du président syrien et connait les moindres secrets des agissements syriens. D’autant plus que tous les rapports qu’envoyaient les services syriens actifs au Liban pendant l’occupation à la hiérarchie à Damas transitaient par lui. Il a été éliminé avant d’être convoqué.
Son assassinat serait donc étroitement lié à l’assassinat de Hariri et à l’enquête internationale. Le régime craint le tribunal international et redoute de retrouver le même sort que Slobodan Milosevic...
Pour « noyer le poisson », les enquêteurs syriens ont déjà arrêté plusieurs officiers et soldats, dans l’enquête sur l’assassinat de Sleimane. Parmi lesquels figurent le colonel Morhef Dioub et le commandant Molham Khallouf, hauts officiers de la marine nationale syrienne. D’autres gardes-côtes qui étaient de service le jour de l’assassinat de Sleimane sont également entendus. Ali Al Hussein, employé d’entretien au complexe balnéaire « Les Sables d’or » où le général Sleimane a été assassiné, a lui aussi été arrêté, ainsi que le caporal Hassan Chehwane, le chef du poste de sécurité du complexe, avec trois appelés : Youssef Abdelbaki, Sleimane Al-Ahmad et Redha Malahefji. Ces arrestations seraient liées à la découverte de douilles dans le bureau d’ingénierie du complexe, distant de quelques mètres du chalet de Sleimane.
Traduction et synthèse de Chawki Freïha

Envoyer par email
Imprimer cet article