Le quotidien tunisien « Al Chourouk » (alchourouk.com) a en effet attribué la semaine dernière aux services secrets russes un rapport estimant que « les tirs qui se sont produits pendant la cérémonie de départ de Sarkozy à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, étaient bel et bien liés à une tentative d’assassinat ». Les tirs ne relevaient pas, selon cette source, de la tentative d’assassinat proprement dit, mais de l’avortement de celle-ci. Les Russes attribuent l’opération à l’extrême droite israélienne, particulièrement déçue par le discours de Sarkozy devant la Knesset invitant à diviser Jérusalem en deux capitales, l’une de l’Etat d’Israël, l’autre du futur Etat Palestinien, et appelant Israël à arrêter la colonisation de la Cisjordanie.
En outre, la famille de Raëd Ghanem, le soldat druze qui a trouvé la mort, refuse la thèse du suicide et affirme que cette version n’est pas convaincante. Ce qui semble conforter une autre information parue dans la presse russe selon laquelle le FSB (services extérieurs russes) a remis un rapport au Président Dimitri Medvedev et au Premier ministre Vladimir Poutine confirmant que « Sarkozy a échappé à une tentative d’assassinat qui a fait deux morts » (jusque là, Israël parle d’un seul tué, le « suicidé »). Le quotidien russe « Zaftra » croit en effet savoir qu’« un agent de sécurité français, membre de la sécurité présidentielle, a été tué dans cet incident ». Le journal s’est interrogé sur les raisons qui poussent Israël à occulter cette réalité et à présenter l’incident comme étant un simple suicide ? D’autant plus que Raëd Ghanem, le soldat d’élite druze israélien, posté avec d’autres agents de protection, dont des Français, à 200 mètres de Sarkozy, a été tué par balles, des projectiles ne provenant pas de sa propre arme !
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