Iran : Ahmadinedjad, qui prépare le pays à la rigueur et aux privations pour faire face au renforcement des sanctions, est de plus en plus critiqué

mardi 23 octobre 2007 - 16h31

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Le quotidien « Al Hayat » revient ce matin sur la démission du secrétaire général du Haut conseil de sécurité nationale, en Iran, Ali Larijani, une « démission-limogeage » qui atteste de « la radicalisation du régime ». « Le remplacement de Larijani permet en effet au président Ahmadinedjad de renforcer son contrôle sur le dossier nucléaire », précise le quotidien. Mais, « Al Hayat » souligne que « l’ancien président Khatami, après un long silence, a vivement critiqué la politique de son successeur, notamment dans son volet économique ». Khatami accuse Ahmadinedjad de modifier les modes de calcul de l’inflation pour cacher les hausses des prix découlant de sa politique et des sanctions internationales imposées sur l’Iran, dans le cadre du conflit nucléaire. Aussi, Ali Akbar Vilayati, l’ancien ministre des Affaires étrangères, a critiqué la mise à l’écart de Larijani.

Le quotidien souligne par ailleurs que « le président Ahmadinedjad a appelé l’administration iranienne, notamment la radio et la télévision d’Etat, afin de répandre la culture de la rigueur, et ce, afin de préparer le pays à un renforcement des sanctions internationales, et aux privations qui pourraient en découler ». Car, explique le journal, « Téhéran semble décidé à poursuivre sa défiance à l’égard de la communauté internationale. Manouchahr Muttaki, le ministre des Affaires étrangères, la bien souligné dans une lettre adressé à son homologue français Bernard Kouchner. Téhéran n’abandonnera jamais son droit au nucléaire… ».

Le quotidien « Al Hayat » croit savoir, à cet égard, que « le limogeage de Larijani n’est autre que la réponse de Téhéran consistant à rejeter les propositions russes formulées par Poutine au Guide Khamenaï ». « Al Hayat » précise que « les Américains et les Russes ont en effet trouvé un accord relatif au bouclier anti-missile américain en Europe. Washington abandonne son projet si Poutine parvient à convaincre l’Iran de suspendre son programme nucléaire. La réponse iranienne est on ne peut plus négative ».

Lire l'article original : Al Hayat - Londres