Hamas à Gaza et Hezbollah au Liban : qui ose encore parler de « victoires » ?

mardi 23 octobre 2007 - 16h31

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Hazem Saghieh, chroniqueur du quotidien « Al Hayat », revient ce matin sur le chaos qui caractérise Gaza et s’interroge : « comment les affrontements meurtriers peuvent-ils opposer deux factions islamistes, le Hamas et le Jihad islamique, ou encore le Hamas à une tribu palestinienne qui n’a rien d’israélien ? ». L’autre se pose aussi la question : « Pourquoi cela intervient-il après la “victoire” du Hamas censée marquer le début de l’histoire véritable des Palestiniens dans leur lutte contre l’occupation ? Et par extension, pourquoi le Hezbollah, qui a tant vanté sa “victoire divine” sur Israël, devient-il l’outil d’une crise politique interne majeure au Liban ? ». Et d’exliquer, Saghieh estime que « la logique voudrait que les victorieux cueillent les dividendes politiques de leurs victoires. La victoire militaire d’une partie n’est autre que l’accomplissement de la moitié négative de la mission, l’autre moitié, positive, étant la transformation de la victoire militaire en réussite politique et économique… Or, les victoires du Hamas et du Hezbollah prouvent le contraire, et les deux mouvements échouent sur la scène politique et économique ».

L’auteur survole avec ironie l’histoire des victoires récentes qui ont servi « à maintenir en place des régimes progressistes », comme « la victoire arabe de 1967 » et celle de la « Mère des batailles de Saddam Hussein ». Avant de conclure que « le Hezbollah, le Hamas et les autres victorieux de leur trempe ne peuvent nullement cohabiter avec le progrès. Le résultat est qu’ils finissent par détruire les universités, les hôpitaux, les villes et les constitutions... ».

Lire l'article original : Al Hayat - Londres