L’éditorial de Khaled Asmar

Pourquoi toute opération militaire contre l’Iran sera-t-elle dangereuse ?

Après le raid israélien en Syrie, l’Iran s’inquiète et tente de colmater les brèches

dimanche 7 octobre 2007 - 22h34, par Khaled Asmar - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info

Le raid mené par l’aviation israélienne en Syrie, le 6 septembre 2007, a démontré sans l’ombre d’un doute que le système syrien de défense anti-aérienne a touché ses limites. Pourtant, la Syrie s’est équipée de deux stations radars récentes, de fabrication russe, et de missiles sol-air, dont le prix a été payé par l’Iran.

Tip A Friend  Envoyer par email | impression Imprimer cet article

En déjouant la vigilance de ce système, grâce à ses équipements de brouillage électronique, Israël a testé la limite de l’armement syrien. Par extension, les Israéliens peuvent désormais récidiver et survoler l’Iran sans grande inquiétude que leurs avions soient détectés et abattus.

Pour cause, l’Iran a payé le prix fort, ces dernières années, pour améliorer sa défense anti-aérienne notamment autour des centrales nucléaires, qui constitueraient une cible prioritaire à toute frappe étrangère, israélienne ou américaine. En janvier 2007, l’Iran a reçu et installé 29 batteries de missiles sol-air de type « TOR-M1 », pour un montant de 750 millions de dollars. Téhéran négocie actuellement l’achat de nouveaux missiles « S-300-SA » pour compléter son dispositif. Mais cet investissement à fonds perdu inquiète Téhéran depuis la défaillance des systèmes similaires en Syrie. L’Iran demande des explications à la Russie dont les experts s’affairent actuellement pour connaître les raisons de ces défaillances en Syrie.

Mais le président iranien Ahmadinedjad ne semble pas très inquiet, lui qui avait dit et répété que « l’Iran n’a pas besoin de la bombe nucléaire, puisque chaque Iranien est une bombe » ! Il lui suffira donc de « lancer ses concitoyens en l’air » pour « percuter et abattre les avions israéliens ». Pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak, les mollahs de Téhéran envoyaient déjà des enfants en bas âge dans les champs de mines pour frayer un chemin aux fantassins. Ils expliquaient aux enfants que « l’éclair dû à l’explosion des mines n’est autre que la porte du paradis qui s’ouvrait à eux ».

L’aviation israélienne aura sans doute des soucis à se faire, puisque son système de brouillage électronique ne fonctionnera pas contre des enfants iraniens qui seront ainsi projetés depuis le sol. Israël et les Etats-Unis sont prévenus : toute aventure militaire contre l’Iran sonnera leur défaite.

Khaled Asmar - Beyrouth