En effet, la fierté de voir se convertir de plus en plus d’étrangers vers l’islam cède la place à l’inquiétude. Les mosquées algériennes connaissent régulièrement la prononciation des deux « chahada » (témoignages), premier acte d’adhésion à la religion de Mahomet. En effet, le converti prononce devant l’imam, et devant des témoins, ses « chahada » : il affirme qu’« il n’y a de Dieu que Dieu, et que Mohammed est son Prophète ». A la veille du mois de Ramadan, plus d’une centaine de conversions ont été prononcées et le chiffre est en augmentation constante depuis plusieurs mois.
Mais voilà que l’importance du nombre des convertis suscite des interrogations y compris au plus haut niveau de l’Etat. Le ministère des Affaires religieuses craint que ces conversions ne soient motivées que par l’opportunisme des convertis. D’autant plus que dans la plupart des cas, ces nouveaux musulmans couronnent leur conversion par le mariage avec une Algérienne.
De fait, la loi exige à tout prétendant au mariage d’une algérienne de présenter un certificat prouvant qu’il est musulman. Ce qui pousse certains « amoureux » et « opportunistes » à se convertir pour l’occasion, mais sans conviction. Désormais, des enquêtes approfondies seront diligentées pour étudier, un par un, les cas de ces convertis. De lourdes sanctions pour faux témoignages sont prévues par la loi.
D’après « Ech-Chorouk » du 30 septembre 2007

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