Sans détour, Daoud Al-Sheryane, chroniqueur du quotidien Al Hayat, souligne que l’Iran est toujours un atout dans la politique américaine. Depuis le Shah jusqu’à la République islamique, rien ne semble changer dans la stratégie de Washington : un Iran puissant est indispensable pour protéger Israël.
Si l’assassinat du chef militaire du Hezbollah, Imad Maghnieh, en février dernier, au cœur du quartier le plus sécurisé de Damas, n’a pas encore été élucidé, les événements qui s’accélèrent ces dernières semaines semblent incriminer le régime syrien. D’autres terroristes notoires viennent à leur tour de faire les frais du revirement de Bachar Al-Assad.
Six semaines de gestations ont débouché à la naissance d’un gouvernement libanais au forceps. Un gouvernement qui accorde à l’opposition une majorité de blocage, soit onze portefeuilles, alors que dans le cabinet démissionnaire, l’opposition avait réussi à bloquer le pays avec seulement six ministres.
Assassiné en septembre 1981 à Beyrouth, l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamarre, vient d’être tué une deuxième fois par la direction du journal LE FIGARO, qui a interviewé Assad avant son voyage à paris. Jamais deux sans trois, Louis Delamarre sera humilié une nouvelle fois le 14 juillet. Le "diplomate-martyr" le sera au même titre que des milliers de Français qui gardent le souvenir des leurs, assassinés au Drakkar, en octobre 1983.
Selon la télévision "Al Arabiya", le premier ministre libanais chargé de former un gouvernement depuis près de six semaines, Fouad Siniora, est arrivé au Palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beyrouth, pour rencontrer le président Michel Sleiman.
A la veille de l’arrivée de Bachar Al-Assad au "Pays des droits de l’homme"
Selon nos informations - qui ne sont pas encore confirmées - une délégation représentant des militants du Hezbollah en France ainsi que des partisans du Courant Patriotique Libre (CPL) du général Michel Aoun, l’allié du Hezbollah, devrait accueillir le président libanais Michel Sleiman à son arrivée à Paris pour participer au sommet de lancement de l’UPM.
Au moment où les Gardiens de la Révolution organisaient d’importantes manœuvres maritimes et terrestres en Iran, pour prouver leurs capacités à riposter contre toute attaque israélienne ou américaine, la région connaît une flambée de violence tous azimuts. L’Iran en serait l’organisateur dans un double objectif.
De violents combats ont éclaté la nuit dernière à Tripoli, entre le quartier de Baal Mohsen, fief du Parti démocratique arabe de l’Alaouite Ali Eid, et le quartier à majorité sunnite de Bab Al-Tebbaneh. Des inconnus ont lancé plusieurs grenades, dans la soirée, sur des sunnites, provoquant de violents accrochages qui se poursuivent ce matin.
A une semaine de sa participation à la fête de la liberté (14 juillet) à Paris
Pendant que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, se trouve à Paris pour préparer la visite de son président Bachar Al-Assad en France, à l’occasion du sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet, et pour participer au défilé du 14 juillet, le régime syrien a réprimé dans le sang une mutinerie qui a éclaté ce samedi dans la prison de Sidnaya, près de Damas.
Pour la première fois depuis le déclenchement de la rébellion de Saada (au nord du Yémen) par les yazdites d’Al-Houthi, soutenus, financés et armés par l’Iran, les autorités de Sanaa annoncent l’arrestation, ce jeudi, d’une cellule composée de huit personnes à Aden, dans le sud du pays. L’Egypte s’inquiète aussi de l’hégémonie chiite et prépare ses forces de l’ordre à lutter contre l’idéologisation rampante.